PSYCHOTRAUMATOLOGIE
 
Dissociation, processus psychopathologiques et prises en charge psychothérapeutique des traumas complexes, Psychosomatique

Troubles psy - TRAUMA PSYCHOLOGIQUES TROUBLES POST TRAUMA ET PSYCHOSOMATIQUES - Corinne VERA Psychanalyste Psychothérapeute Psychosomatologue & Psychotraumatolog ue EMDR Hypnose SCID-D Vaucluse Avignon -Bollène - Isere Villard de Lans - Consultations en ligne

Pourquoi consulter en psychotraumatologie ?

 

     

LE TRAUMATISME D’UN POINT DE VUE COGNITIF

 

Le mot « Trauma  » est issu d’une racine grecque signifiant « rupture de la continuité ».

C’est une rupture dans la vie, soudaine, imprévue, répétée ou isolée, violente, pouvant aller jusqu’au sentiment de mort et qui ouvre la brèche à une rupture dans le psychisme.

En d’autres termes c’est la rencontre avec le réel.

Les victimes sont dissociées de leurs émotions au moment de l’évènement et ces émotions risquent de se manifester ultérieurement sous la forme de syndrome post traumatique.

En général, il y a un choc (initial ou répété) avec un sentiment d’impuissance et/ou d’horreur. La durée et le degré d’exposition sont des critères aggravants.

Flash-back, cauchemars, perceptions rappelant l’évènement et autres réviviscences sont due à une surestimation du système sympathique due à une hypervigilence.

 

 

 

 QU'EST CE QUE LE TRAUMATISME ?

 

Le trauma, il est essentiel de le rappeler, n'est pas toujours un événement unique qui se produit mais aussi par des « petits » évènements qui, répétés, se révèlent traumatiques justement à force de répétition. C est plus subtil, ceux là sont plus discrets en surface mais tout aussi durs psychiquement.

L'émotion face à un évènement traumatique entraine un court circuit dans le cerveau.

 

Un traumatisme est une expérience de vie qui impacte négativement la vie de la personne au présent.

Les connections nerveuses avec le cerveau fixent la peur générée par l'évènement traumatique sans pouvoir donner accès à des stratégies d'adaptation. les glucocorticoïdes liés à un stress intense proche de la mort empêchent une réponse de l'organisme qui ne s'adapte pas mais se fixe. Le circuit hippocampe-amygdale fait une sorte de court circuit. l'hippocampe permet normalement de mettre en place des stratégies d'apprentissage via un traitement de l'information tandis que l'amygdale encode et décode les émotions. L'évènement traumatique à la particularité d'être d'une part trop soudain et d'autre part trop proche du réel (la mort) pour que le cerveau ait pu s'y préparer  et l'amygdale n'a pas les informations nécessaires pour relier les informations à ce qui est connu. 

Cette effraction dans le présent du sujet vient donc perturber son système de défense psychique entrainant un tel état de stupeur renforcé par l'absence de défense adéquate que le sujet, pour se protéger de sa désorganisation pulsionnelle et de sa souffrance va mettre en place une déliaison des pulsions (le court circuit). La pulsion est alors déliée par le seul mécanisme de défense encore alors possible, le clivage, qui va permettre de séparer la partie affectée et de survivre. Il s'agit alors d'une dissociation cognitive, seul moyen mais pas remède, puisque l'affect, non lié à la pulsion, sera réactivé en boucle.

 

 

LES EVENEMENTS TRAUMATIQUES

 

La confrontation à la mort

Les menaces de mort

Une menace à son intégrité physique

Les blessures graves (accident, amputations, agressions, TS)

Violation de l’intimité (outrage à l’honneur, perte de biens personnels comme un cambriolage, home et car jacking, perte de biens dans le cadre d’un incendie de maison)

Outrage aux droits fondamentaux

Les violences physiques, morales

Les tortures, les génocides, les actes de terrorisme, attentats

Les catastrophes naturelles

 

Les accidents *

Avec ou sans lésion corporelle, un accident peut être à l'origine d'un stress port traumatique.

 

Accident de voiture ou de transport

Accident domestique 

Accident de travail

 

 

Le traumatique n’est pas l’évènement en soi mais l’effet émotionnel de l’évènement.

 

Une séparation, la perte d’un être cher, un licenciement etc. peuvent être traumatiques

 

Les humiliations répétées entrent dans le champ traumatique !

 

 

QU’EST-CE QU’UNE VICTIME ?

On peut être acteur ou témoin d’un évènement traumatique, vécu ou raconté (exemple dans le cas transgénérationnel).

On parle de victimes directes (partenaire, parents et proches) et de victimes par ricochet (famille élargie, membre d’un groupe) 

 

 

LES TRACES D’APRES-COUP

Il faut voir les effets de répétition traumatique comme ayant un effet positif : grâce à cette récurrence, ils en deviendront visibles et analysables pour pouvoir les déceler et les retraiter.

 

 

LE REVE TRAUMATIQUE

La compulsion de répétition sera visible sur les rêves récurrents, traumatiques. Il s’agit de reviviscence mais aussi d’une tentative d’en venir à bout, inlassablement en échec.

 

 

LES COMORBIDITES

 

La symptomatologie traumatique est faite d’un large spectre, allant du trouble somatique aux troubles psychiques et cognitifs.

Troubles cognitifs

Troubles anxieux

Addictions

Troubles de la personnalité

Troubles somatiques

Troubles de l’alimentation

TS

Scarification

Passages à l’acte

Mal-être

etc

 

 

LE CONCEPT D’EFFROI

C’est le freezing du système sympatique.

 

 

LA DISSOCIATION

 

La dissociation est une expérience et un fonctionnement en lien avec la mémoire, la perception et l’identité.

C’est un fonctionnement qui n’est pas pathologique en soi lorsqu’elle est ponctuelle.

Qui n’a pas déjà eu le sentiment d’évasion, l’impression d’être là et pas là à la fois ? En conduisant, en lisant, parfois même en discutant avec d’autres personnes, nous pouvons nous éloigner d’une réalité.

On retrouve les états de dissociation dans les états modifiés de conscience comme les rêveries, les transes, l’hypnose, le travail intense.

Pathologiquement, c’est un mécanisme de défense mis en place par le cerveau en réaction à une émotion. Il s’agit d’une adaptation du cerveau en réaction défensive avec un évènement émotionnellement douloureux qui va altérer les perceptions. Notre corps met en place des défenses pour se protéger de cette émotion.

C’est un bien mais aussi un réel problème : en phase traumatique les victimes n’ont plus la possibilité de réagir c’est-à-dire de fuir. Le corps est « sidéré » c’est-à-dire mis à l’arrêt émotionnellement pour ne pas « disjoncter », en rapport avec la stratégie de survie de l’espèce humaine. La personne dissociée devient spectatrice d’elle-même, passive. La dissociation éloigne l’affect.

 

 

QU’EST-CE QU’UNE DECOMPENSATION ?

 

Une décompensation est une faille dans le mécanisme psychique de régulation.

Il s’agit d’une bascule de la névrose à la psychose et une atteinte au Moi.

 

Chacun de nous est susceptible de décompensation puisqu’il s’agit d’un mécanisme de défense aidant à supporter un stress ou un conflit.

 

 

LE TROUBLE DISSOCIATIF

 

Le trouble dissociatif est large : il va du mouvement de panique à la dépersonnification et à la déréalisation.

Il s’agit d’un trouble touchant l’identité touchant les fonctions de la mémoire, de la conscience, de la perception.

 

Amnésie dissociative (incapacité à se souvenir)

Fugue dissociative (non accès au souvenir temporaire)

Troubles dissociatifs (les émotions se détachent du Moi)

Dépersonnification (sentiment de perte de soi)

Déréalisation (altération de la réalité extérieure)

 

 

QUAND CONSULTER ?

 

Il est préférable de consulter au plus tôt après l’évènement traumatique pour éviter la mise en place de symptômes qui viendraient s’installer dans le temps.

Il est important d’éviter les dédoublements et les clivages supplémentaires.

 

  • Phase aigüe au moment de l’évènement traumatique : accélération du rythme cardiaque, activation neuromusculaire avec hypertonie musculaire, difficulté à se mouvoir, manifestations neuro végétatives
  • Immédiate (2 à 3 jours) : hypo réaction avec effroi, sidération, confusion, abattement, repli sur soi ou au contraire hyper réaction type expressions de colère phase d’épuisement avec apparition des symptômes et phase de récupération avec l’équilibre qui revient).

L’hyperactivation est considérée comme le meilleur indice prédictif du stress post traumatique

  • Post immédiate (quelques semaines après) : reviviscence sous forme de symptômes intrusifs, rumination, flash-back, cauchemars, troubles anxieux, comportement hétéro agressif, troubles du sommeil etc
  • A long terme (un mois après et se prolonge sur plusieurs mois voire années) : troubles anxieux, dépendances, troubles alimentaires, maladies psychosomatiques, conduites d’évitement

 

 

DROGUES ET TRAUMA

 

Le recours aux drogues ou à l’alcool peut s’installer pour réguler chimiquement des émotions hyperactivées…Derrière une addiction naissante peut se cacher un trauma

(exemple : boire après une rupture trop douloureuse pour noyer son chagrin ou pour ne plus entendre les critiques faites à son encontre)

Certaines drogues sont dissociatives et peuvent entrainer une déréalisation temporaire ou permanente.

Le sentiment de dépersonnification ou de déréalisation lors d’un bad trip ou d’une bouffée délirante peuvent engendrer un effet post traumatique, des crises d’angoisse voire un passage à l’acte et une TS.

 

 

VOIR LA MORT EN FACE

 

Personne au fond ne croit à sa propre mort, ou, ce qui revient au même,

dans l'inconscient, chacun de nous est persuadé de son immortalité.

Freud, Essais de Psychanalyse

 

La mort est un élément central du syndrome psychotraumatique.

Elle est associée à un sentiment d'impuissance et de rupture de l'enveloppe de protection psychique.

 

La mort en psychotraumatologie concerne des situations de confrontation à la mort de façon directe telle qu'un accident ou une maladie vécue directement mais aussi vécue par l'entourage (perte d'un enfant, perte d'un conjoint ou d'un parent, accompagnement dans le parcours médical d'un proche, accompagnemenyt de fin de vie, proximité avec un proche malade, gestes de secours réalisés tels que les massages cardiaques en attendant les secours, départ d'un proche à l'hopital, perte d'un animal de compagnie etc...)

 

Face à certaines situations ne restez pas seuls et faites vous accompagner pour militer le stress post traumatique. On accompagne par amour et une force permet de dépasser bien des émotions mais anticiper la chute et le cracage est essentiel.

 

 

LE DEUIL ET LE DEUIL PATHOLOGIQUE

 

Le deuil est un processu de perte  normal : le Moi doit face à face à l'épreuve de réalité de la perte libidinale et réinvestir sa libido ailleurs.

Cela n'est pas si facile, c'est un processus long, souvent en années.

Le deuil devient parfois pathologique lorsque la personne n'a pas réussi à établir à l'interieur d'elle même surement la personne, l'objet ou le comportement disparu en tant que bon objet interne introjecté. 

Si cette introjection du bon objet échoue l'objet d'amour n'est pas à l'intérieur de son Moi, des mécanismes de défenses maniaques ou obssessionnels peuvent se mettre en place, tout comme l'état de mélancolie qui va amener une identification massive au disparu pour le retenir en soi.

 

L'état de mélancolie est la tentative désespérée de retenir l'image du mort"

Freud, Deuil et Mélancolie 

 


"En quoi consiste un deuil accompli? L'épreuve de réalité à montré que l'objet aimé n'existe plus et elle somme l'endeuillé de soustraire toute sa libido de ses attachements à cet objet. Mais sa mission ne peut être remplie sur le champ car 'existence de l'objet perdu est entre temps conservé dans le psychisme jusqu'à que la libidi se détache de lui".

Freud, Deuil et mélancolie

 

La douleur d'aimer

 

La douleur d'aimer peut être une douleur traumatique vécue comme une agression physique. Si la rupture est impérvisible et soudaine, l'angoisse d la perte est renforcée. 

Nous savons que l'état de douleur extrème que traverse l'endeuillé, ce mélange d'évidement du Moi et de téténisation e un souvenir est l'expression d'une défense d'un sursaut de vie. Nous savons aussi que cette douleur est le dernier rempart contre la folie.

Nasio, La douleur d'aimer

 

 

Le deuil est une étape de vie normale mais très couteuse en énergie psychique, avec une phase de désinvestissment de la libido puis, normalement, de réinvestissement sur une autre dynamique. Le deuil n'est pas pathologique en soi mais peut le devenir, entrainant la personne dans un processus mélancolique grave et une spirale infernale allant du repli sur soi au passage à l'acte.

Pour ne pas rester seul et remonter la pente (l'expression faire son deuil est souvent inapropriée à certaines situations) et continuer malgré la douleur, je vous propose des ateliers de groupe afin de pouvoir travailler sur les désordres émotionnels par une intervention psychodynamique par des ateliers sensoriels en extérieur pour se connecter au corps et au monde. Les temps de partage sur des vécus communs compléteront les ateliers.

Une psychothérapie individuelle est possible, séparement ou en complément.

 

    Axe de travail en individuel : en cabinet, en extérieur et en visio.

  • Pont d'affect et sénario réparateur (Emdr et Hypnose) / régulation émotionnelle / TRAUMATOLOGIE
  • Analyse
  • Recogition
  • Hypnose et relaxation
  • Thérapie de soutien
  • Psychothérapie psycho corporelle dont médiation corporelle 
  • Art-thérapie et ateliers sensoriels sur la douleur et les émotions : hypno rando, art-thérapie, tree hugging, médiation corporelle

 

 

EMPRISE, TRAUMATISME ET TROUBLE DE L'ATTACHEMENT

Quand aimer est une souffrance voire une destruction 

 

Il s'agit d'un trouble attachement qui peut créer une dépendance affective et une relation toxique peut en être le déclancheur et la réactiver. Il est donc nécessaire de comprendre son fonctionnement propre pour, arriver à sortir de la spirale infernale de la répétition.

Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Répondre à cette question et identifier les bénéfices secondaires vous permettra de vous découvrir en tant que sujet et non plus objet de vos relations.

L'emprise renvoie à la dimension psychoaffective. L'emprise c'est d'un côté l'idée de force, de puissance, de domination et de l'autre côté la soumission et le masochisme qui priment dans la relation. 

La relation devient toxique quand la liberté n'est plus.

La relation avec une personne toxique est difficile. Elle entraine un isolement et un état de dégradation du Moi qui s écroule devant les injonctions paradoxales, les dévalorisations, la honte, la peur de perdre aussi. Perdre l autre portant bourreau, perdre ses enfants quand il y en a. 

 

 

LE TRAUMATISME SEXUEL

 

 

Harcèlement

Violence

Agression

Abus

Viol

Inceste

Mort...

 

L'expression agression sexuelle est large 

Il s'agit d'une activité sexuelle non consentie;

La force, la menace ou la manipulation sont utilisées

 

Les conséquences psychologiques sont graves et avec des répercusions sur la vie sexuelle.

 

Les victimes peuvent être des mineurs ou des adualtes, hommes ou femmes.

 

Les agresseurs peuvent être des personnes inconnues ou proches du cercle familial, amical ou professionnel.

 

Ces abus peuvent être facilités par la prise de drogue.

et par diffusions d'images sur les réseaux sociaux

 

 

LES AGRESSIONS

 

L'agression est une atteinte à l'intégrité de la personne

 

La rapidité de l'agression engendre un temps de réaction souvent restreint et l'état de stress port traumatique peut être lié à ce sentiment d'impuissance et de peu de valeur de soi, le sentiment de n'être "rien".

 

La proximité avec l'agresseur sera un double traumatisme ouvrant sur l'importance de revenir sur les liens attachements.

 

Attaque verbale ou physique

Coups et blessures

Vols à l'arraché ou à l'agression

Cambriolage

Attentat

 

Les nuisances sonores peuvent être perçues comme des agressions!

 

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